Je le sentais basculer, lentement mais à un rythme régulier, ce rythme effrayant car prévisible. Il penchait au bord de la falaise, ce bonheur éphémère, temporaire, fugitif. Et en quelques secondes, tout bascule. C'est un scénario de mauvais film, où l'héroïne tombe et ne se relève plus. Et tout cela parce qu'en peu de temps elle a pris cette place dans l'organe battant de ma poitrine, tout cela m'affecte plus que je n'ose le montrer. On se forge un masque de plomb pour cacher ses émotions, pourtant tout bouillonne.
Et maintenant tout semble irréel, tout s'effondre, lentement.
Et il me plaît, je le contemple, j'observe ses mouvements gracieux, sa classe naturelle. Son visage parfait et son sourire adorable. Et entre temps un autre c'est doucement insinué dans mon esprit, lui volant un quart d'instant sa place. Mais finalement je me dis que je serais mieux avec lui, même si les souvenirs de cette première fois resteront à jamais gravé dans ma mémoire.